Les souvenirs de David Foenkinos

Publié le par Pachy

 

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2011


Le narrateur, apprenti romancier, prend conscience à l’occasion du décès de son grand-père de tout ce qu’il n’a pas su vivre avec lui. Il comprend que le seul moyen de garder l’amour vivant est de cultiver la mémoire des instants heureux. Dans le même temps, frappée par le deuil, sa grand-mère semble perdre la tête. Il assiste aux manœuvres des proches pour la placer en maison de retraite et vendre à son insu son appartement. Ce qu’il n’a pas su vivre avec son grand-père, il décide alors de le vivre avec elle. Il va la voir souvent, parvient à égayer sa solitude, à la faire rire de tout. Mais elle finit par apprendre que son appartement a été vendu, et fait une fugue…
Le narrateur va partir à sa recherche, et la retrouver pour lui offrir ses derniers moments de bonheur. Le hasard lui fait en même temps rencontrer Louise, qu’il va aimer, et qui le quittera. Les souvenirs, nourris de joies, de douleurs et de mélancolie, lui offrent désormais la possibilité d’écrire son roman – et peut-être son avenir.
David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur le rapport au temps et sur la mémoire. Les rapports entre générations, les sentiments enfouis, les déceptions de l’amour, le désir de créer, la tristesse du vieillissement et de la solitude, tout cela est exprimé avec une grande délicatesse, un humour léger et un art maîtrisé des formules singulières et poétiques.
  

Les souvenirs c’est sûrement la seul qui nous appartient en propre et dont on ne peut nous priver. Il y en a de bons, de moins bons et parfois de très mauvais. L’expression « Je préfère oublier » tombe complètement à plat car un souvenir ne s’oublie jamais. A la limite il sommeille en nous.
Notre ‘héros’ au sens impropre du terme car il serait plutôt un anti héros, nous retrace sa lignée de ses arrière grands parents jusqu’à son fils Paul sans oublier les personnages qui les ont jalonné le chamin, illustres ou inconnus : un policier, un cassier de nuit sur l’A13, Sonia Senerson, Van Gogh, Mastroianni…….
En fait il fait entrer ces personnages au cours du le récit à des instants précis et calculés et leur consacre un espace : un souvenir de … C’est un peu pour cela, entre autres, que ce roman de rentrée de Foenkinos est agréable à lire. Bien entendu c’est plein d’humour mais ça on est habitué. C’est aussi bourré de sentiments d’amour.
Est-ce autobiographique ? Je n’y ai pas cru une seule seconde.
  

  
+décevant
++moyen
+++ bien ++++ très bien
+++++ excellent + coup de coeur

Publié dans CUISINE

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titoulematou 11/10/2011 19:05


J'ai découvert Foenkinos avec la délicatesse, et j'ai très envie de continuer ma découverte avec ce livre là.
AU fait, il y a toujours les percolecteurs samedi? à quelle heure est-ce déjà?