Rencontre avec Sergio, Monsieur Loyal

Publié par Pachy

Un moment de partage autour de son travail du clown. Ses souvenirs que je bois avec avidité. Son livre d'anecdotes, de citations, de petites histoires (il en a tant).

 

Louis Jouvet

Deux blancs-becs raillant la tenue vestimentaire de Jouvet au lieu de se concentrer sur les textes qu’ils devaient passer « Non mais tu as vu ses écrase-merdes ? »

Aussitôt, le Maître se retourne et de son phrasé inimitable, prévient, l’air faussement menaçant « Aatt… ention, petiiits, jeee vais marcher. »

Loyal, mais jusqu’où ? Page 51

 

Louis Jouvet

"Si l'administration militaire était bien faite, il n'y aurait pas de soldat inconnu"

Citation Jouvet

 

 

Lise Delamarre

Professeur à l’école du spectacle (entre autres de Sergio), rue Cardinal Lemoine, créée par Raymond Rognoni, sociétaire de la Comédie Française, qui s’inquiétait de voir les « enfants du spectacle marginalisés et privés d’instruction.

Loyal, mais jusqu’où ? Page 25           

 

Jean Lamar

Demi-frère de Jean Gabin, tenait un restaurant – Le foyer des Artistes- situé près du cirque d’Hiver Bouglione. Même gueule, mêmes yeux bleus, même démarche chaloupée

Loyal, mais jusqu’où ? Page 36

 

Sacha Guitry

« L’ami Cochet, excellent comédien seul capable de jouer correctement Guitry, à mon sens, est – je tiens à le dire – un merveilleux professeur »

Loyal, mais jusqu’où ? Page 29

 

Raymond Girard

Passait, à juste titre pour un sacré conteur. On le reconnaissait à ses épaisses lunettes disgracieuses que les élèves du Conservatoire avaient très aimablement surnomées des « culs de bouteille’… Francis Huster, par ailleurs très attentif au cours s’installait au fond de la classe. Comme tous les mauvais sujets. Dès que le professeur prenait la parole, Francis commençait immenquablement son manège : il s’effeuillait. On se serait cru dans une boîte de strip-tease. Au fur et à mesure que le cours se déroulait, le bougre se déhabillait pour terùiner carément à poil. Girard ne s’est jamais aperçu de rien.

Loyal, mais jusqu’où ? Page 54

 

Faire une Panouille

 C’est faire une figuration

Loyal, mais jusqu’où ? Page 43

 

Un clown blanc

C’est là un pléonasme. Un clown est forcément blanc. En face de lui, l’auguste

Loyal, mais jusqu’où ? Page 106

 

Dresser les fauves

Dans les années 60, les présentations de fauves s’intitulaient « Présentation en férocité ». Rappelez-vous la réplique écrite par Michel Audiard pour les « Tontons flingueurs » quand Bernard Blier menace de le travailler en férocité en parlant de Lino Ventura. Cela signifie, ni plus ni moins « Je vais le mater ».

Loyal, mais jusqu’où ? Page 141

 

Il était une fois le Bronx

Film de et avec Robert de Niro, adapté  de la pièce de Chazz Palminteri

Loyal, mais jusqu’où ? Page 48

 

Saltimbanque

Au moyen-âge, la population se rassemblait sur les parvis des églises, quand le collecteur d’impôts, installé sur un banc, encaissait les sommes dues. Tous le village était présent et une fois que le collecteur remontait dans sa calèche, les montreurs d’ours, les jongleurs et autres acrobates profitaient de la présence de tous les villageois pour faire leurs tours et, littéralement, sauter sur le banc (salta in banco

Loyal, mais jusqu’où ? Page 27

 

Sergio

« Je ne me gêne pas pour rajouter des mots pour étayer mon propos quand cela s’avère utile (le misanthrope) « Qu’est-ce donc ? Qu’avez-vous ? Laissez-moi, je vous prie. Faites pas chier ! ….. - cela t’aide forcément à donner le ton de la scène et à jouer ensuite dans le bon registre »

Loyal, mais jusqu’où ? Page 49

 

Jean Richard

Il continuait à tourner, non seulement des épisodes de Maigret, mais des films très peu ambitieux, toujours dans le simple but de financer son cirque…….Aux personnes qui le questionnaient, Il avait trouvé une parade…Avec l’humour qui le caractérisait, il leur déclarait d’un œil malicieux « Je suis une des rares personnes a nourrir mes lions avec des navets »

Loyal, mais jusqu’où ? Page 66

 

Jules Renard

Un jour, déambulant dans le foyer du Français avec Tristan Bernard, il s’arrête devant les magnifiques statues de pierre et lui lance : « Mon cher, un jour peut-être, aurez-vous votre buste ici…si vous vous mettez à la sculpture »

Loyal, mais jusqu’où ? Page 57

 

Bernard Menez

Jacques Charon, Geneviève Casile, Catherine Samie, Jacques Toja, Jean Piat, Michel Duchossoy, Bernard Dhéran, Michel Etcheverry, etc. Ils avaient marqué la maison (le Français) de leur empreinte, de leur talent et le public se pressait pour les applaudir. Aujourd’hui, une page est tournée. Quand vous pensez que Bernard Menez a été bombardé  sociétaire (1191)… l’endroit mythique était, jadis,  garant de qualité

Loyal, mais jusqu’où ? Page 57

La mère Vicaire

Tout le monde l’appelait comme ça dans le métier. La caverne d’Ali Baba du costume de scène. Les plus beaux costumes de clows, de Loyal. Le nec plus ultra.

« Il est beau ton costume ! » - « C’est un Vicaire ». C’est dire la renommée.

Loyal, mais jusqu’où ? Page 107

Max Dearly

Le Gala des artistes a été imaginé par le célèbre artiste de cabaret et de music-hall, souhaitait faire participer, gratuitement, des artistes et des vedettes de renom à un spectacle de cirque pour alimenter les caisses des oeuvres sociales de l’Union des artistes en un temps où les saltimbanques  ne bénéficiaient d’aucune protection sociale.

Loyal, mais jusqu’où ? Page 128

 

 

Sacha Guitry

« L’ami Cochet, excellent comédien seul capable de jouer correctement Guitry, à mon sens, est – je tiens à le dire – un merveilleux professeur »

 

Loyal, mais jusqu’où ? Page 29

 

Raymond Girard

Passait, à juste titre pour un sacré conteur. On le reconnaissait à ses épaisses lunettes disgracieuses que les élèves du Conservatoire avaient très aimablement surnomées des « culs de bouteille’…

 

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