Le souvenir de Solenn

Publié le par Pachy

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4e de couverture
Comme des milliers d’adolescentes en France, Solenn, seize ans, est atteinte d’anorexie mentale : une maladie d’origine psychologique qui conduit le sujet à refuser toute alimentation, au point de mettre sa vie en péril. Solenn est l’« absente » de cette bouleversante lettre ouverte, dans laquelle Patrick Poivre d’Arvor, en marge de la vie trépidante d’un journaliste vedette de la télévision, s’interroge inlassablement sur les causes, sur l’aide aussi qu’il peut apporter à son enfant. Et dévoile la souffrance d’un père par-delà son aura d’homme public.

  


Vous le savez peut-être déjà mais Patrick d'Avor et moi sommes pas vraiment copains. Je n'ai pas applaudi lorsque TF1 l'a si élégammant conduit vers la sortie, je n'ai pas non plus été tristre ni surpris par les méthodes pratiquées par cette société à but essentiellement lucratif. Point final
Venons-en à ce bon Docteur Jekkyl d'Arvor. J'ai compris à la lecture de ce récit ce qu'il a pu ressentir durant les années de détresses de Solenn, sa fille. J'ai compris ses violences à l'égard des pseudos reporters des médias voyeurs et raccoleurs (p. 88). Aujourd'hui je comprends aussi que ces livres livres sur Solenn sont importants pour lui et ses proches. C'est un très beau document, poignant et émouvant.
Je le revois dans mon imaginaire présentant le 20 heures puis sur son scooter filant vers le Kremlin-Bicêtre et planté au pied de la fenêtre de la chambre de sa malade guettant son ombre derrière la fenêtre. Comme il doit être dur de se voir refuser le droit de voir son enfant.
Très pudiquement il avoue  : " Nous n'avons rien vu venir" Il veut juste parler de leur combat.  lui, Véronique sa femme, Morgane sa fille et tous les autres, ses proches

Une petite phrase en page 16 : "Dire l'affection pour guérir les affections"

Enfin ma fille (Cécile) l'a rencontré et m'a dit la gentillesse de cet homme mais au fond de moi il reste Mister Hyde d'Arvor

  

En janvier 1995, Patrick Poivre d’Arvor bouleversait des millions de téléspectateurs en apparaissant à l’écran au lendemain du suicide de sa fille Solenn. Déjà, dans Lettres à l’absente, il nous avait livré avec une émouvante simplicité le dialogue d’un père et de sa fille anorexique. Ce livre lui valut un abondant courrier dans lequel des malades, ou leurs proches, lui disaient leur reconnaissance pour avoir témoigné de ce qu’ils vivaient.

Avec la même sincérité et la même pudeur, il nous dit ici ce que fut – ce qu’est toujours – le deuil. Ces pages écrites au hasard d’un voyage en train, ou dans les rares moments d’inaction d’un homme qui voulut se jeter dans le travail pour éviter de souffrir, ont un inoubliable accent de vérité. « Si cette souffrance qui a été la nôtre peut aider tous ceux qui ont été ou vont être confrontés à la boulimie ou à l’anorexie, écrit Véronique Poivre d’Arvor en préface, alors Solenn ne sera pas morte pour rien. »


 
 

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Publié dans CUISINE

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