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Je tâche d'y voir double,
     afin de me servir à moi-même de compagnie.    
Musset, les caprices de Marianne     

Coin cuisine du 5


Le coin cuisine du Cluben_cuisto.jpg
Cet espace est notre carnet de recettes personnel. Mais afin de ne pas être tout à fait égïste il est consultable par tous et toutes. Piochez dedans si le coeur vous dit mais sachez que les recettes qui s'y trouvent,ne sont pas meilleures que les autres ; elles sont juste les nôtres.

Déclaration des droits imprescriptibles du lecteur :
- le droit de ne pas lire
- le droit de sauter des pages
-
le droit de ne pas finir un livre
- le droit de relire
- le droit de lire n’importe quoi
- le droit au bovarysme
- le droit de lire n’importe où
- le droit de grappiller
- le droit de lire à haute voix
- le droit de nous taire
                         (Daniel Pennac)

Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 19:23

 

Ce n'est pas le café qui empêche de dormir, c'est d'en boire !

Mais dormir empêche de boire du café !

Par Pachy - Publié dans : du rire et du sourire
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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /Août /2010 20:34

 

Vous souvenez-vous de ce pur moment de bonheur ?

 

 


 
Par Pachy - Publié dans : CINÉMA - Communauté : Le salon de lecture
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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 19:52

 

    La-Malibran.jpg

++ + 

 
2009

 

lle ne vivra que vingt-huit ans, mais ce sera suffisant pour entrer dans la légende et l'histoire du romantisme. Si Rossini, Stendhal, Delacroix, Musset, Lamartine comptèrent parmi ses admirateurs et soupirants, elle fut aussi adulée dans toute l'Europe du XIXe siècle, et aujourd'hui encore des mains anonymes viennent fleurir sa tombe au cimetière de Laeken, en Belgique.
Née en 1808 à Paris, María de la Felicidad García est la fille du ténor espagnol Manuel García. Très tôt, le chanteur lui impose un enseignement musical terrifiant tant par son rythme que par son exigence, la poussant littéralement sur scène alors qu'elle n'a que six ans. Sa voix de mezzo-soprano, d'une tessiture exceptionnellement étendue, son incomparable beauté et sa présence sur scène la propulsent au sommet. Devenue « la » Malibran, du nom de son premier mari, elle incarne la diva par excellence, celle qui, mettant fin au règne des castrats, réussit à imposer au public l'image de la prima dona assoluta, celle pour qui les compositeurs de l'époque, dont Bellini et Rossini, écriront les plus beaux rôles d'opéra. Véritable météore, elle fait un triomphe à New York, se produit dans toute l'Europe, de Londres à Milan, de Rome à Paris, et épouse enfin, après un divorce mouvementé, le violoniste belge Charles-Auguste de Bériot, son seul grand amour, avant de mourir tragiquement des suites d'un accident d'équitation, sa seconde passion.
La Malibran, qui a électrisé les foules, aura eu le monde pour scène et le public pour paradis, avec cette voix incomparable qui la place au firmament : « la voix qui dit je t'aime ».

 

Gonzague Saint-Brice (Gonzigue Saint-Brasse comme l'appelait Pierre Péchin) est un historien reconnu par ses Pairs. Alors je n'ai pas hésité à me plonger dans cette biographie de cette Malibran que je ne connaissais que de nom. Bien m'en a pris, je sais tout d'elle désormais.
Mais avouons-le, ce livre se perd en répétitions qui immenquablement se transforment en longueurs. Mais pour qui veut, comme moi, en savoir plus sur cette virtuose ce document est idéal et je ne regrette absolument pas mon choix

+décevant
++moyen
+++ bien ++++ très bien
+++++ excellent + coup de coeur
Par Pachy - Publié dans : LECTURE - Communauté : Le salon de lecture
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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /Août /2010 19:39

 

    forme-de-vie.jpg

+ 

 
2010

 

« Ce matin-là, je reçus une lettre d’un genre nouveau »

 

Comment fait-elle ? Oui, comment fait-elle pour imaginer ces histoires dont l’idée est , à la fois, toute simple et terriblement hors du commun, terriblement efficace. C’est encore une fois le cas avec cette Forme de vie.

De plus, dans ce roman, onse trouve à la limite de l'autobiographie et de l'imaginaire  Habituellement, avec Amélie Nothomb c'est très clair. Là, non. On ne saurait s’en plaindre. Mais de quoi saurions-nous nous plaindre, sauf que la lecture,est ttrop courte (170 pages).

Il est vai que je parle en adepte. Je l’ai souvent répété : Comme Desproges, elle a le talent de la division. Mais si l’on se trouve dans le camp des inconditionnels, quel bonheur !

Aaahhh, vivement le prochain !!


+décevant
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Par Pachy - Publié dans : LECTURE - Communauté : Le salon de lecture
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Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 10:48

 

08962.jpg

Photo réalisé par ma fille Manon

Par Pachy - Communauté : Le salon de lecture
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Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 11:01

 

    9782207259559.jpg

+ 

 
1928

 

  Yves Harteloup est un rejeton déclassé de la grande bourgeoisie, meurtri par la guerre. En vacances sur la côte basque, il retrouve les matins radieux de son enfance et s'éprend de Denise, une femme mariée qui appartient à son milieu d'autrefois. Très vite, Denise l'aime et ne vit que pour lui. Mais à mesure que son amant se révèle mélancolique et fuyant, elle accepte, comme un passe-temps, la compagnie d'un autre homme et perd définitivement celui qu'elle aime. La perte de l'innocence et le goût amer du bonheur dans le Paris des années folles. Le premier roman, jamais réédité, d'Irène Némirovsky, qui n'avait que vingt-trois ans à sa publication, en 1926.

A chaque sortie d'une réédition des romans d'Irène Némirovsky, je mesure l'immense chance qui nous est offerte (par sa fille) de pouvoir profiter de son talent. Puisqu'il s'agit là de son tout premier, il est permit de penser qu'il n'est pas surprenant qu'elle soit devenue une grande plume de la littérature. Sa carrière s'est achevée avec 'Suite française', en 1942, avant qu'ils ne soient assassinés, elle et son talent, dans un camp de la mort. Bien souvent ,e pense, et là plus particulièrement, que ces Juifs réduits au silence avaient le Talents que leurs bourreaux n'avaient pas.
Ce malentendu raconte la vie, l'amour, la souffrance de cette femme, Denise, qui s'échappe en trompant son mari avec Yves. Mais Yves saitil l'aimer comme elle voudrait ? La nostalgie lui colle à la peau ; les souvenirs de vie passée, finie, celle de l'aisance ; celle durant laquelle on ne travaille pas, on fait des affaires ; où l'on gagne de l'argent, beaucoup d'argent.
Vous, l'aurez compris, je vous recommande plus que plus ce livre.

 

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Jeudi 29 juillet 2010 4 29 /07 /Juil /2010 23:05

 

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+++++

 
1938

 

   La femme du boulanger s'est enfuie avec un berger. Le boulanger se saoule et ne fait plus de pain. Tous les habitants du village - y compris les ennemis légendaires, l'instituteur et le curé - s'unissent pour retrouver la femme du boulanger. Le marquis prend la direction des opérations... Ultime adaptation de Giono par Pagnol (ici un passage de Jean le Bleu), La Femme du boulanger (1938), partition musicale pour Raimu et orchestre, est sans doute l'oeuvre la plus célèbre du cinéaste. Chaque scène a acquis le statut de classique, et c'est après avoir vu et revu ce film, un de ses préférés, qu'Orson Welles a demandé - trop tard - à rencontrer Raimu, qu'il jugeait le plus grand acteur du monde. "Je l'ai vu ce matin, sur sa figure, brusquement elle m'aime d'amour. Et tu ne sais pas ce qu'elle m'a dit ? Elle m'a dit : "Si tu es un homme, trouve-toi derrière l'église à cinq heures, avec un cheval : tu m'emporteras où tu voudras. "Elle quitte son mari, sa boulangerie, ses sous, son pain. Elle veut tout perdre pour moi. À cinq heures derrière l'église..."

Un parmi tous les chef d'oeuvres de Jean Giono. On la connait par coeur cette histoire. Alors qu'est-ce qui nous pousse à relire le texte de Pagnol inlassablement ? Pour les rdialogues, pour les épliques. Parce qu'elles sont malicieuses, empreints d'une saveur à l'accent des garrigues. Mais il y a surtout ces morceaux d'anthologie :
On retrouve le trio infernal : le noble châtelain - l'instituteur - le curé avec son florilège de réplique acérées.
Lorsqu'il est question que l'instituteur porte  le curé sur son dos (le marquis) - "Allons, si Monsieur l'instituteur consent à servir de monture çà un prêtre, ce sera un hommage ... à la supériorité de clergé"
Mais il y a dans ce livre ce boulanger dont l'image de Raimu est indiscociable. Qui aurait pu autre que lui joueur ce merveilleux rôle.
Le retour de Pomponnette, la chatte, à qui le Boulanger s'adresse en lieu et place de sa femme. Quel dialogue !!!.
Vraiment voilà bien un film d'anthologie diont on a a grand plaisir à relire les dialogues
 

 

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Samedi 26 juin 2010 6 26 /06 /Juin /2010 10:51

 

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1968

 

  Quelque part du côté d'un satellite de Saturne, on a localisé une source de radiations extraordinairement puissante. Un vaisseau y est envoyé en mission ultra secrète, emportant à son bord un équipage dont une partie est en hibernation, et aussi Carl 9000 (Cerveau analytique de recherches et de liaisons), le prodigieux cerveau électronique, qui, tout à la fois, est le navigateur, l'interlocuteur, voire le partenaire de ces hommes.

  Ce voyage fantastique entraine Explorer I et son équipage jusqu'aux confins du cosmos et leur permet de percer en partie les origines et le mystère de la vie.
Depuis ces hommes-singes perturbés par un monolithe de cristal qui les guidera vers un nouvel état de conscience, au monolithe noir du cratère lunaire de Tycho et son signal énigmatique, jusqu’à la surface de Japet, satellite de Saturne. L’homme est-il prêt pour un nouveau bond évolutif ? Voyage aux confins du système solaire et de l’entendement, l’une des oeuvres les plus marquantes d’Arthur C. Clarke qui connaîtra trois suites. Offrez à vos neurones un peu d’exercice, vous y gagnerez peut-être quelque nouvelle aptitude à percevoir la réalité. Après tout, ce livre est aussi un monolithe…

Pour la enième fois je m'apprête à revionner 2001. Mais finalement je me ravise et décide de le relire. 42 ans et ce chef d'oeuvre de pure fiction est resté le même : mystérieux, haletant et surtout riche d'enseignant. Il ne faut pas s'y tromper, le film n'a pas eu le succès qu'il méritait pour la seule et unique raison qu'il n'allait pas au bout des choses, ne donnait pas d'explication sur le phénomène qui constitue le dernier quart d'heur du film de Kubrick. 
Et c'est là où le livre s'impose de lui-même car, lui, donne la clef et dès lors le film devient un chef d'oeuvre.
Bien entendu on n'y coupe pas ; dès que l'on tourne la dernière page de cette odyssée on attaque 2010, 2061 et l'on termine avec 3001, l'odyssée finale

  

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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 21:54

    claudel.jpg

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2010

 

Il me semble souvent que j’écris des romans comme le ferait un cinéaste, et j’ai eu le sentiment très net de réaliser mon film, Il y a longtemps que je t’aime, comme un écrivain compose un roman. Une fois le tournage passé, une fois le film achevé, je n’en avais pas fini avec l’aventure. Le désir de la réexplorer avec le recul, et avec les mots – ceux de l’écrivain ? ceux du cinéaste ? –, s’est alors imposé. J’ai songé aux décors, aux comédiennes, aux techniciens, au cadre, aux figurants […]. Bref, j’ai tenté de constituer un making of d’un genre particulier qui ferait comprendre la double nature qui est la mienne. Et il me semble aujourd’hui, grâce à ce petit livre qui peut se lire aussi comme une autobiographie fragmentée, tendre encore davantage la corde sur laquelle j’essaie de cheminer, depuis longtemps déjà. 
                                                                                                                       Philippe Claudel 

 

L’habitude fait qu’en littérature le mot biographie fait penser à l’auteur et non à son film. Pourtant c’est bien d’un long métrage dont Philippe Claudel nous raconte la vie.

La seconde partie du livre, dont je me permets de vous recommander la lecture en premier, est la transcription du film qui fut porté à l’écran mais présentée comme une pièce théâtrale ; les plans successifs sont les scènes d’une pièce. Il n’y a donc aucune longueur, aucune lourdeur.

La première partie elle raconte le film avec la voix de Claudel : la genèse du film, le tournage,  les sentiments de l’auteur, les anecdotes, les ambiances sur le plateau.

L'histoire : une jeune femme, Léa, accueille chez elle sa soeur, Juliette, qui refait surface après quinze années d'absence. Était-elle en voyage ? Non, elle purgeait une peine de quinze années d'emprisonnement..... Une belle histoire sur le regard que l'on a sur soi et sur les autres ; sur l'amour que l'on porte et que l'on reçoit ; sur les blessures, celles qui font font souffrir longtemps, très longtemps....

J’esssaie mais je n’arrive pas à me rappeler s’il m’est déjà arrivé de lire un livre ficelé ainsi. Reste que j’ai passé un excellent moment. Ça devient une bonne habitude de passer d’excellents moments avec le lauréat du Goncourt des lycéens 2008.

  

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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 11:36

SITES-0646_72_600.jpg

Ce site doit sa réputation à Georges Sand..

 

C’est un mauvais endroit, et il ne faut pas en approcher sans jeter trois pierres dedans de la main gauche, en faisant le signe de la croix de la main droite : ça éloigne les esprits. Autrement il arrive des malheurs à ceux qui en font le tour.

Oui, il s’est noyé un petit enfant ! Il y a bien longtemps de ça ; en mémoire de l’accident  on y avait planté une belle croix , mais, par une belle nuit de grand orage, les mauvais esprits l’ont jetée dans l’eau. On peut en voir encore un bout. Si quelqu’un avait le malheur de s’arrêter ici la nuit, il serait bien sûr de ne pouvoir jamais en sortir avant le jour. Il aurait beau marcher, marcher,  il pourrait faire deux cents lieues dans le bois et se retrouver toujours à la même place. (extrait du roman)

Par Pachy - Publié dans : LECTURE - Communauté : Le salon de lecture
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