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Je tâche d'y voir double,
     afin de me servir à moi-même de compagnie.    
Musset, les caprices de Marianne     

Coin cuisine du 5


Le coin cuisine du Cluben_cuisto.jpg
Cet espace est notre carnet de recettes personnel. Mais afin de ne pas être tout à fait égïste il est consultable par tous et toutes. Piochez dedans si le coeur vous dit mais sachez que les recettes qui s'y trouvent,ne sont pas meilleures que les autres ; elles sont juste les nôtres.

Déclaration des droits imprescriptibles du lecteur :
- le droit de ne pas lire
- le droit de sauter des pages
-
le droit de ne pas finir un livre
- le droit de relire
- le droit de lire n’importe quoi
- le droit au bovarysme
- le droit de lire n’importe où
- le droit de grappiller
- le droit de lire à haute voix
- le droit de nous taire
                         (Daniel Pennac)

Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 00:00

Pour que 2012 vous apporte bonheur, santé,

et l'amour des autres. 

 

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Par Pachy
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 11:11

 

  replay.jpg

**** 

1998


La mort est un éternel recommencement… Quand Jeff décède d’une crise cardiaque à 43 ans, il se réveille 25 ans plut tôt dans sa chambre d’université, alors qu’il a 18 ans… Tout ce qui appartenait à son présent a disparu… dans le futur. Seuls les souvenirs subsistent. Un peu déstabilisant ? Toutefois, quand on a un quart de siècle d’avance sur l’humanité, on dispose de quelques atouts pour refaire sa vie. Ainsi, Jeff construira une fortune, un couple différent, essaiera en vain de changer le cours de l’Histoire, et ce jusqu’à ses 43 ans où il mourra d’une crise cardiaque… pour se réveiller à 18 ans, cette fois-ci dans un cinéma. Replay! Et ainsi de suite. La raison de ce cycle ? Jeff n’en a aucune idée. Peut-être Pamela, elle aussi sujette à ces retours à la vie, pourra-t-elle l’aider à comprendre. Humour, émotions, rebondissements à la pelle servant une intrigue admirablement ficelée, et Replay donne une dimension multiple au sens de la vie.
  

Au départ, cette histoire peut paraître inintéressante au possible . un type qui recommence sa vie est bien un sujet des plus rabâchés. Mais ce bouquin de Grnwood est différent. D'abord il offre une belle ballade dans les années allant de 60 à fin 90 avec un retour sur des événements parfois oubliés mais il démontre surtout que ce que tout le monde rêve un jour : refaire sa vie, n'est pas forcément ce que l'on peut imaginer. Certes, c'est plein de bons côtés mais ils n'empêchent pas les revers psychologiques. Est-ce vraiment bon pour notre équilibre ces vies recommencées ? Que deviennent les personnes d'un replay ? Ce fardeau, John Winston va se le trainer tout au long de ses vies. Devoir recommencer ces vies que l'on croyait abouties ; pas si simple.
Voilà, je crois qu'il ne faut pas en dire plus.
Ce livre, qui aurait pu être banal... ne l'est pas. Encore une fois, comme pour pas mal de romans : il nous amène à se poser des questions. "Recommencer sa vie, est-ce vraiment une chance ? .......Pas sûr

   

  
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 19:14

 

  1q84.jpg

*****

2011


C'est l'histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, celui de 1Q84. Deux mondes imbriqués dans lesquels évoluent, en alternance, Aomamé et Tengo, 29 ans tous deux, qui ont fréquenté la même école lorsqu'ils avaient dix ans. A l'époque, les autres enfants se moquaient d'Aomamé à cause de son prénom, « Haricot de soja », et de l'appartenance de ses parents à la nouvelle religion des Témoins. Un jour, Tengo l'a défendue et Aomamé lui a serré la main. Un pacte secret conclu entre deux enfants, le signe d'un amour pur dont ils auront toujours la nostalgie.
En 1984, chacun mène sa vie, ses amours, ses activités.

Tueuse professionnelle, Aomamé se croit investie d'une mission : exécuter les hommes qui ont fait violence aux femmes. Aomamé a aussi une particularité : la faculté innée de retenir quantité de faits, d'événements, de dates en rapport avec l'Histoire.

Tengo est un génie des maths, apprenti-écrivain et nègre pour un éditeur qui lui demande de réécrire l'autobiographie d'une jeune fille échappée de la secte des Précurseurs. Il est aussi régulièrement pris de malaises lors desquels il revoit une scène dont il a été témoin à l'âge d'un an et demi.

Les deux jeunes gens sont destinés à se retrouver mais où ? Quand ? En 1984 ? Dans 1Q84 ? Dans cette vie ? Dans la mort ?
  

Interrogation. C’est bien le mot. Q comme Question : 1Q84. Dès les premières pages le questionnement du lecteur domine l’impression première de lecture. Est-on dans le Japon de 1984 ou de 1Q84 ?
On va suivre en parallèle la vie sociale et sexuelle d’Aomamé et de Tengo de avril à juin. Rien, semble-t-il ne les rapproche. Rien ? Au détour d’une page, soudain, elles se confondent. Juste un point de fusion puis, rapidement reprennent leur cours pour un temps. L’effet ne se fait pas attendre. L’étonnement fait place au questionnement. L’intrigue s’épaissit. Le suspens est installé.
Est-ce un roman de science-fiction ? Un thriller ? Bien difficile de répondre à la question. Les deux mondes parallèles ne sont pas clairement définis. Vivent-ils en 1984 où en 1Q84 ? Les deux à la fois ? Qui sont les little people ? La chrysalide de l’air, premier roman de Fukaeri, jeune fille de 17 ans, connaît un succès retentissant. qui ne libère pas Tengo du malaise qui qui l’a envahit depuis le premier instant où il a été chargé de le réécrire, de revoir le style.
Ce qui, par contre est certain, c’est que l’on referme ces trois mois de vie, on n’a qu’une envie vivre l’été de juillet à septembre.

   

  
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Lundi 5 décembre 2011 1 05 /12 /Déc /2011 19:08

 

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2010


Une Fiat 500. Au volant, Marc. A côté de lui, sa plus jolie étudiante. C'est la nuit, ils foncent chez lui finir la soirée en beauté. Au petit matin, son goût prononcé pour les jeunes élèves de son cours d'écriture va soudain lui passer. A cause des routes de montagne ? Du néo-conservatisme ambiant ? Des crises de sa soeur ? Ou plutôt du charme des femmes mariées ? Marc ne saurait dire. Du moins, pour le moment.
  

Déviance est le terme approprié de la vie de Marc. A commencer par cette cohabitation avec sa sœur Marianne que la rumeur apparente à une vie de couple. Mais il y a également son attirance pour les jeunes filles. Mais Lui-même ne laisse pas le jeune sexe faible insensible. Mais un jour arrive dans sa vie Myriam et à partir de ce moment sa vie va marquer un virage à 90°.
Si l'on en croit la définition : une incidence est le résultat d'une répercussion, d'une influence. L'enfance n'y est sûrement pas pour rien.
Djan aurait pu nous embarquer dans le polar facile, rabâché. A aucun moment il ne tombera dans les à-côtés ; n'entrera dans les détails. Il se contentera d'alimenter nos questionnements. On fait comme d'hab : on échafaude des hypothèses, « on sait comment ça va finir ! ».
Imaginons que l'on marche sur une crête sans s'occuper de ce se passe de chaque côté et à aucun moment on imagine que l'on peut tomber.
Mais il ne faut jamais oublier que Djan c'est l'auteur de 37°2 et que, rien que pour cela, on devrait penser qu'il est possible que l'on se trompe.

   

  
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Mercredi 23 novembre 2011 3 23 /11 /Nov /2011 11:50

MG7.gifMerci à tous et toutes qui m'ont indiqué l'adresse de ce 'magasin général'. Aujourd'hui je vais m'adoner à ce septième épisode de mon adiction.

Par Pachy
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 22:22

 

19806656-r 160 240-b 1 D6D6D6-f jpg-q x-20110905 040449 On en a beaucoup parlé dans les médias sans que cela devienne un tapage commercial.

Ce magnifique film, dont l'histoire est tiré d'un fait réel, n'en avait donc pas besoin pour se placé en tête des entrées. Là, on comprend toute l'importance du bouche à oreille. 

Il ne fallait pas se rater avec un sujet aussi douloureux que la paralysie et la dépendance. Fais rire du malheur d'un tétraplégique demande un grand talent de réalisateur servi par les immenses talents d' Ormar Sy et François Cluzet. Quel duo !

 

Juste un conseil : ALLEZ-Y !

Mais attention " Ce film ne fait pas sourire mais rire du début à la fin "

 

Par Pachy - Publié dans : CINÉMA - Communauté : Le salon de lecture
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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 12:22

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2011


« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.
  

"Osez Joéphine, osez Delphine....Rien ne s'oppose à la nuit. Rien ne justifie... Pas sûr !"

Alors d'accord. Elle capte notre attention cette histoire. D'accord les héroïnes sont jeunes et belles. D'accord le monde de l'adolescent américain n'est pas celui de l'européen.
Mais à part cela ? Du suspens, oui il y en a ou plutôt on nous avait promis qu'il y en aurait. De l'action : nos 3 jeunes filles croisent 3 jeunes garçons dans un véhicule d'un autre âge en ayant soin de dévoiler leurs poitrines. C'est inquiétant. Ont-ils fait demi-tour ?
Je crois que l'horreur ou le suspens étaient trop attendus mais enfin, arrivés à la 240e il faut se rendre à l'évidence ; ils n'y aura ni l'un ni l'autre. Juste la description d'un monde cruel... le rêve amécain. Le monde des pom pom grils et de la voiture de luxe à 16 ans.
  

  
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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 09:10

 

Prenez votre calendrier : 5 samedis - 5 dimanches - 5 lundis

Rare ? Pas du tout puisque ça arrive tous les 823 ans

 

2011 : 1/11/11 - 11/1/11 - 1/11/11 - 11/11/11

 

Et pour terminer :

Je suis né en 1955 : 55 + mon âge (56) = 111

Tu es né en 90, tu as 21 ans = 111

Il est né en 97, il a 14 ans = 111

etc ....... rendez-vous en 2022

 

Je suis né en 2000, j'ai 11 ans = 11

Tu es né en 2003, tu as 8 ans = 11

Il est né ..... etc

 

Par Pachy - Publié dans : LECTURE
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 22:46

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2009


A la fin des années 1970, trois pom-pom girls quittent leur camp de vacances à bord d’une Mustang décapotable dans l’espoir de se baigner dans le mystérieux Lac des Amants.
Dans leur insouciance, elles sourient à deux garçons croisés en chemin. Mauvais choix au mauvais moment. Soudain, cette journée idyllique tourne au cauchemar.
Rêves de garçons est une plongée au coeur d’un univers adolescent dépeint avec une justesse sans égale. Une fois de plus, Laura Kasischke s’attache à détourner avec beaucoup de férocité certains clichés de l’Amérique contemporaine et nous laisse, jusqu’à la révélation finale, dans l’imminence de la catastrophe.
  

Alors d'accord. Elle capte notre attention cette histoire. D'accord les héroïnes sont jeunes et belles. D'accord le monde de l'adolescent américain n'est pas celui de l'européen.
Mais à part cela ? Du suspens, oui il y en a ou plutôt on nous avait promis qu'il y en aurait. De l'action : nos 3 jeunes filles croisent 3 jeunes garçons dans un véhicule d'un autre âge en ayant soin de dévoiler leurs poitrines. C'est inquiétant. Ont-ils fait demi-tour ?
Je crois que l'horreur ou le suspens étaient trop attendus mais enfin, arrivés à la 240e il faut se rendre à l'évidence ; ils n'y aura ni l'un ni l'autre. Juste la description d'un monde cruel... le rêve amécain. Le monde des pom pom grils et de la voiture de luxe à 16 ans.
  

  
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 22:36

 

foenkinos.gif*****

2011


Le narrateur, apprenti romancier, prend conscience à l’occasion du décès de son grand-père de tout ce qu’il n’a pas su vivre avec lui. Il comprend que le seul moyen de garder l’amour vivant est de cultiver la mémoire des instants heureux. Dans le même temps, frappée par le deuil, sa grand-mère semble perdre la tête. Il assiste aux manœuvres des proches pour la placer en maison de retraite et vendre à son insu son appartement. Ce qu’il n’a pas su vivre avec son grand-père, il décide alors de le vivre avec elle. Il va la voir souvent, parvient à égayer sa solitude, à la faire rire de tout. Mais elle finit par apprendre que son appartement a été vendu, et fait une fugue…
Le narrateur va partir à sa recherche, et la retrouver pour lui offrir ses derniers moments de bonheur. Le hasard lui fait en même temps rencontrer Louise, qu’il va aimer, et qui le quittera. Les souvenirs, nourris de joies, de douleurs et de mélancolie, lui offrent désormais la possibilité d’écrire son roman – et peut-être son avenir.
David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur le rapport au temps et sur la mémoire. Les rapports entre générations, les sentiments enfouis, les déceptions de l’amour, le désir de créer, la tristesse du vieillissement et de la solitude, tout cela est exprimé avec une grande délicatesse, un humour léger et un art maîtrisé des formules singulières et poétiques.
  

Les souvenirs c’est sûrement la seul qui nous appartient en propre et dont on ne peut nous priver. Il y en a de bons, de moins bons et parfois de très mauvais. L’expression « Je préfère oublier » tombe complètement à plat car un souvenir ne s’oublie jamais. A la limite il sommeille en nous.
Notre ‘héros’ au sens impropre du terme car il serait plutôt un anti héros, nous retrace sa lignée de ses arrière grands parents jusqu’à son fils Paul sans oublier les personnages qui les ont jalonné le chamin, illustres ou inconnus : un policier, un cassier de nuit sur l’A13, Sonia Senerson, Van Gogh, Mastroianni…….
En fait il fait entrer ces personnages au cours du le récit à des instants précis et calculés et leur consacre un espace : un souvenir de … C’est un peu pour cela, entre autres, que ce roman de rentrée de Foenkinos est agréable à lire. Bien entendu c’est plein d’humour mais ça on est habitué. C’est aussi bourré de sentiments d’amour.
Est-ce autobiographique ? Je n’y ai pas cru une seule seconde.
  

  
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Par Pachy - Publié dans : LECTURE - Communauté : Le salon de lecture
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